Le dilemme sans cesse renouvelé lorsque le mauvais temps approche : que mettre pour ne pas se retrouver trempé à la fin de la journée ? Déperlant et imperméable, ces deux mots résonnent dans votre tête sans que vous n’arriviez vraiment à comprendre la différence. Ces deux techniques semblent avoir la même fonction, celle d’empêcher l’eau de passer à travers le vêtement. En creusant le sujet, tantôt vous retrouvez une distinction entre déperlant et imperméable, tantôt vous lisez que presque tous les vêtements imperméables sont déperlants. Bien que vous vous soyez dirigé sur l’achat d’un habit déperlant pour vos journées en centre-ville, l’eau finit par s’infiltrer dans le tissu vous ne savez comment. Parallèlement, si vous faites le choix d’une tenue dite imperméable pour traverser de violentes averses sans avoir à courir vous réfugiez sous la bâche d’un bar, vous pourrez tout de même avoir la désagréable sensation d’être mouillé. Certes, ne privilégiant pas les grandes marques, votre choix s’est porté sur du premier prix. Mais après tout, toutes portaient la même mention « imperméable », pourquoi donc payer plus cher si la promesse est identique ? D’autant plus que vous n’êtes pas complètement sûr qu’un manteau de marque à 500€ vous soit forcément nécessaire. 

Ainsi, comment choisir un vêtement de pluie qui corresponde enfin à vos attentes.

Qu’est-ce que la déperlance ?

Déperlance et imperméabilité

Lorsqu’une goutte d’eau atterrit sur une plante, celle-ci prend la forme d’une ‘’perle’’ et glisse tout le long de la feuille avant de s’écraser plus bas. C’est là tout le principe de la déperlance.

Le produit déperlant va alors servir à repousser l’eau de la matière. Appliqué sur le tissu, il lui confère les avantages de ne pas laisser l’eau pénétrer le textile mais plutôt de la faire ruisseler sur le vêtement.
Autre point fort, les tissus déperlants ont aussi la réputation de faire preuve d’une grande respirabilité. Vous ne souffrirez donc pas de l’inconfort d’une chaleur excessive.

Toutefois, la déperlance a ses limites et finit par laisser entrer la pluie sous le coup de grosses averses ou après une trop longue sortie sous la pluie…

Bien qu’elle prenne exemple sur la nature, la déperlance n’a rien de naturel puisqu’il s’agit là d’un traitement chimique (malheureusement un tel procédé nécessite quelques transformations). Les pluies à répétition et les frottements d’un sac estompent petit à petit le produit. C’est pourquoi il s’agit d’être précautionneux pour éviter que ne s’opère « l’effet buvard » où le tissu finit par absorber l’eau et non plus la repousser.
Si vous veniez à être confronté à cette situation, vous pouvez de nouveau faire enduire votre vêtement d’une solution déperlante pour lui donner un second souffle.

Qu’est-ce que l’imperméabilité ? 

On parle d’imperméabilité lorsqu’un tissu est capable d’empêcher l’eau de se frayer un chemin à travers les fibres d’un vêtement. Toutefois ce simple fait ne suffit pas pour déclarer qu’un vêtement est imperméable, la finition du vêtement rentre elle aussi en compte. C’est pourquoi il est important de privilégier des coutures étanches thermo-soudées, ainsi que des zips et des rabats faisant eux-aussi barrière à la pluie. Mal terminé, l’imperméabilité du vêtement se verra limitée. 

Pour résumer, un tissu peut être imperméable cependant le vêtement en lui-même peut ne pas l’être. Les trous laissés par une aiguille lors de la confection laissent passer l’eau. D’où la nécessité de coutures thermo-soudées.

Coutures thermo-soudées

Malgré sa grande résistance à l’eau, un vêtement même hautement imperméable souffrira toujours du même défaut : la respirabilité. Plus nous sommes à la recherche d’un tissu fortement imperméable, moins celui-ci sera respirant.

Heureusement, l’arrivée des membranes imper-respirantes vient renverser la tendance. Mais prenez le soin de vérifier votre vêtement lors de l’achat : tous ne possèdent pas cette technologie.

Enfin, l’imperméabilité n’est pas seulement qu’une histoire d’eau : un vêtement imperméable aura généralement l’avantage de pouvoir faire face au vent, ou plus précisément d’agir en tant que coupe-vent. En plus de ne pas se retrouver mouillé, vous éviterez d’attraper froid lors de bourrasques.

Comment s’assurer du juste niveau d’imperméabilité ?

Certes le sujet ne vous échappe plus, mais une question reste : Comment s’assurer du juste niveau d’imperméabilité ? Les modèles de vêtements imperméables varient et l’on peut retrouver des différences de prix alors que tous possèdent la même mention « imperméable ».

En réponse à cette interrogation il faut aller se plonger dans le domaine technique des tests d’imperméabilité.

Pour définir l’imperméabilité d’un tissu, celui-ci est soumis au test de « la colonne d’eau » aussi connu sous le nom de test Schmerber.

Le tissu est placé sous « une colonne d’eau » (soit un cylindre rempli d’eau) exerçant une pression de plus en plus forte. Lorsque des gouttelettes se forment à la surface du tissu, signifiant que l’eau a traversé la matière, on définit le degré maximal de pression que peut supporter un vêtement et ainsi son degré d’imperméabilité.

Les résultats sont traduits en millimètres Schmerber. Pour vous situer, une pluie ‘’classique’’, exerce une pression de 1000 à 2000mm Schmerber. A savoir qu’un vêtement est considéré comme imperméable s’il résiste à la pression d’une colonne d’eau d’1,5 mètres (selon la norme ISO 888 de 2018) soit 1500 Schmerber.

Plus le nombre de Schmerber est grand, plus le tissu est imperméable.

C’est dans ces mesures en mm que vous trouverez la différence entre un produit et un autre.

Pour s’assurer d’une étanchéité totale du vêtement, s’ajoute le « test de la douche ». Pour se faire, on passe un mannequin portant l’habit sous une douche afin de vérifier que les coutures, les rabats et les zips sont eux-aussi correctement étanches.

La capacité de déperlance d’un produit.

De l’autre côté, pour s’assurer de la capacité de déperlance d’un produit le tissu sera évalué selon le Spray test.

Un échantillon de textile est placé sous un jet d’eau imitant la pluie. A partir du moment où l’eau arrête de ruisseler et imprègne le tissu, on en déduit son niveau de résistance à la pluie. Rien de plus simple.
En calculant son aptitude à la déperlance, ce test permet de s’assurer que le tissu ne s’alourdira pas à la suite d’un excès d’eau et ainsi que votre vêtement restera léger à porter.

Le 3 couches : la révolution du tissu imperméable.

Les technologies actuelles poussent encore plus loin le système de déperlance et d’imperméabilité. Reprenant les qualités de chacune, les tissus nouvelles générations sont pensés en 3 couches pour un vêtement d’autant plus performant. 

Mais qu’est-ce que le principe des 3 couches ? L’objectif de ce système peut se résumer en une phrase : s'adapter à toutes les conditions.

Pour expliquer la structure, voici une découpe de chacune des trois couches : 

Première couche
La plus respirante. Etant au plus proche de votre corps, et donc de la sueur, le tissu employé aura la capacité d’évacuer la vapeur d’eau afin de vous garder au sec. 

Seconde couche
Au centre du tissu, elle joue un rôle clé : celui de la thermorégulation. Dans la continuité, elle est conçue de sorte à pouvoir rapidement évacuer toute transpiration et vous garder au sec.

Troisième couche
La couche de surface. Pensée pour résister à l’abrasion, protéger du vent (coupe-vent) et des intempéries (pluie comme neige).

Une des références du domaine techwear est l’entreprise Schoeller Textiles AG. Elle compte parmi les plus grands producteurs de vêtements techniques au monde. Spécialiste des tissus à haute-performance, ses textiles sont reconnus pour leur durabilité et qualité à toute épreuve. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons choisi d’employer ces matières pour notre Elon. Vous pourrez le constater un peu plus bas, chacun de ces tissus est conçu selon le système 3 couches.

Parmi ceux-ci on trouve les procédés c_change ® et nanosphère ®.

  • Nanosphère ® : rend un tissu déperlant laissant glisser l’eau comme l’huile et les saletés.
  • C_change ® : confère au tissu un système thermorégulant. Ni trop chaud, ni trop froid, la membrane en polymère s’ajuste pour vous permettre de rester au sec même après une course contre la montre pour ne pas arriver en retard au boulot ; et vous garde au chaud lors des virées nocturnes en hivers parisien.

En ce qui concerne la 3ème couche, on s’éloigne des procédés technologiques vu plus haut puisqu’il s’agit de polyester. Mais sa présence dans la composition n’en est pas moins importante : il offre une bonne résistance à l’abrasion, rend le tissu plus souple et conserve la couleur du vêtement. 

En parallèle de ce tissu, la doublure d’un manteau peut elle aussi être améliorée, comme c’est le cas grâce au procédé Coolmax® qui renforce le processus d’évacuation de l’humidité et apporte une touche de confort.

Nous vous avons parlé un peu plus haut de la nouvelle technologie des textiles imperméables : les tissus imper-respirants. Nous n’allions tout de même pas vous laisser sans plus d’explication de ce procédé révolutionnaire, aussi nous vous livrons son secret : la membrane micro poreuse. Percée de micro-trous, elle permet de recouvrir les interstices de la matière tout en aidant la transpiration à s’évacuer. Se pose toutefois la question de comment une membrane composée de trous peut-elle nous garder au sec. Pour répondre, il s’avère tout simplement que l’eau à l’état liquide ne peut pas traverser les trous microscopiques de la membrane. Elle ne peut alors s’évacuer qu’à l’état gazeux, les gouttelettes étant suffisamment petites.

En introduction de cet article nous nous posions la question de savoir si un tissu imperméable pouvait être également déperlant. A vrai dire, nous ne pouvons donner une réponse précise. Si le tissu imperméable ne laisse pas passer l’eau, votre vêtement peut cependant être marqué par les gouttes et donc trempé. D’où l’intérêt d’associer les propriétés d’un tissu déperlant et imperméable.


Vous l’aurez peut-être remarqué les 
vêtements employant ces différents procédés sont plus chers que la normale. Tout se justifie en réalité par le prix au mètre du tissu.
Le tissu d’un vêtement classique coûte environ 10 à 12€ le mètre, d’où son prix raisonnable. A côté, un tissu regroupant au moins trois de ces technologies à une valeur d’au moins 20€ le mètre, auquel s’ajoute un savoir-faire spécifique et la pose de zips étanches.

Si vous désirez acheter un vêtement performant, vous saurez maintenant le pourquoi de son prix. 

Quel produit pour quel niveau d’utilisation ?

Vêtement déperlant et imperméable : que choisir ?

Nous ne parlerons pas ici de l’univers sportif et du juste niveau à avoir en fonction des différentes pratiques. Nous nous pencherons uniquement sur l’utilisation quotidienne d’habits déperlants et imperméables.

Comme nous l’avons évoqué juste au-dessus, si nous parlons argent il faut d’abord penser à l’usage que l’on souhaite faire du produit. Rien ne sert d’acheter un vêtement onéreux d’une résistance à l’eau de plus de 30 mètres et orienté sport de montagne si vous comptez utiliser celui-ci uniquement pour sortir aux bords des quais. Et inversement. Car la différence de prix entre un produit déperlant et imperméable est assez marquée. Comptez 100€ minimum pour un vêtement déperlant et 300€ minimum pour un imperméable.

Prenez donc bien en compte le taux d’imperméabilité de votre vêtement par rapport à l’utilisation que vous souhaitez lui donner. Pour se faire, vous pouvez vous appuyez sur la mesure en mm Schmerber.

Si vous hésitez encore entre un vêtement déperlant et imperméable, il faut notamment vous poser les questions suivantes :

  • Combien de temps je risque de passer sous la pluie ?
  • Quelle est l’intensité de l’intempérie ?

Bien entendu d’autres éventualités sont à prendre en compte.

Pour illustrer, voici quelques mises en situation :

Vélotaf
Le matin, vous vous rendez au travail à vélo et roulez du 10ème jusqu’au 13ème.

Peu importe l’intensité de la pluie, votre trajet est long et un vêtement déperlant finira par absorber l’eau. En plus de posséder une technologie 3 couches, notre imperméable Elon est muni d’une fente à l’arrière du manteau pour vous permettrez de pédaler en toute aisance. La respirabilité de sa doublure vous évite par ailleurs d’arriver transpirant au bureau et ainsi toute sensation d’inconfort.

Contre vents et marrées
Vous habitez dans un endroit propice au vent, voire aux bourrasques.
La pluie frappant d’une plus grande intensité avec la violence de l’air, la capacité d’un vêtement imperméable à être coupe-vent vous sera d’une grande utilité. Imperméable comme il se doit, la Slhanorak tech jacket possède une poche frontale kangourou pour protéger vos mains du vent et de l’averse.

Rendez-vous
Vous avez un rendez-vous important au restaurant.
En dînant, une tâche est vite arrivée. Un haut déperlant évite toutes marques. Pour toujours bien paraître, la chemise Induo® conserve sa forme et fera ruisseler l’eau, l’huile ou le vin sur le tissu grâce à sa technologie particulière.

Rester pro
Lorsque vous descendez du bus, il vous faut une quinzaine de minutes de marche pour rejoindre votre lieu de travail.
Ici votre trajet est court et la pluie n’est pas intense. Un vêtement déperlant suffit. Le lignes simples du manteau Rains ne dénotent pas avec une allure professionnelle. Point fort : il est aussi déperlant qu’imperméable et sa capuche protégera votre coupe.

Outdoor lover
Vous ne loupez jamais une sortie en extérieur quelle que soit la saison.
Si vous êtes un accro de l’outdoor, un imperméable, système 3 couches dans l’idéal pour sa thermorégulation et sa respirabilité, sera un bon investissement à long terme. Si vous penchez pour un système 3 couches, le Elon est une option. Si vous souhaitez rester sur un simple, mais élégant, imperméable, le Mackintosh pourra vous accompagner.

Backpacker
Vous ne partez jamais en ville sans votre sac à dos en cuir.
La pluie marque le cuir de tâches indésirables. Une pièce déperlante permettrait à l’eau de glisser sur la matière. Des sacs à dos déperlants, et qui plus est imperméables, comme les sacs Hajo et Rasmus de Ucon Acrobatics vous permettront d’emporter ce que vous voulez sans perdre de votre allure.


Température élevée
Vous avez souvent chaud.

Ne pouvant retirer votre tenue par temps de pluie, la respirabilité d’un vêtement déperlant devrait répondre à votre problématique. Respirant et déperlant, notre pardessus Mackintosh vous évitera le choix cornélien de garder ou d’enlever votre manteau au moindre coup de chaud. Pour renforcer la respirabilité, le t-shirt Villette doté de la technologie coolmax® saura vous accompagner.

 

Le + : Parce qu’il n’y a pas que les vêtements, le Sneakers Lab kit permet de réactiver la déperlance de vos chaussures et favorise par la même occasion leur imperméabilité. Sans savon, éco-friendly et utilisable sur tous types de tissus, protégez-vous de la pluie jusqu’au moindre détail.

 

Notre sélection pour s’habiller par temps pluvieux :

  • Le Mackintosh: le fidèle classique (imperméable)
  • Le Slhanorak tech jacket : simple, pratique et imperméable
  • Le Elon : le techwear performant déperlant et imperméable
  • Les sacs Ucon Acrobatics : Ne rien oublier et ne rien tremper (imperméables et déperlants) : 
    Sac Hajo & Sac Rasmus.
  • Le manteau Rains : Protège aussi bien votre tenue que votre coupe (déperlant et imperméable)
  • La chemise Induo® : Un blanc immaculé dans un tissu déperlant sans traitement chimique https://www.induo.fr/
  • Le t-shirt Villette : Rester au frais
  • Le Sneakers Lab Kit : Réactive la déperlance de votre paire préférée


Un des produits que vous cherchez n'est pas en ligne sur notre site ? N'hésitez pas à vous rendre en boutique et demander à notre chaleureuse équipe grâce à nos codes produits !

• Le Mackintosh : AD-MA-231 pour une couleur marine ou taupe

• Le Slhanorak tech jacket : SE-BL-232 (noir)

• Le manteau Rains : RA-MA-090 (gris) / RA-MA-070 (marine)

• Le sneakers Lab Kit : SL-US-230

Post Scriptum : Cette question taraude peut-être certains d’entre vous depuis le début de l’article : la déperlance n’est-elle apparue qu’avec l’arrivée des tissus synthétiques ? La réponse est non. Aux siècles derniers, les pionniers comme les marins se devaient de porter une tenue déperlante pour s’épargner la rage des intempéries. C’est de ce besoin qu’émergèrent les premières méthodes de déperlance des tissus. La graisse et l’huile de poisson furent d’abord utilisées pour leur non-miscibilité avec l’eau, mais l’odeur et la teinte jaune qu’elles laissaient finirent par orienter ces messieurs vers la cire, ou plus précisément la paraffine. En la faisant chauffer puis la frottant sur le vêtement, la cire adhérait au tissu et lui conférait sa qualité naturelle de traitement déperlant. Encore pratiquée de nos jours, elle reste cependant un processus lent qui diminue la respirabilité du vêtement et rend le lavage compliqué.