Chez ADRESSE, un de nos talents, c'est de savoir voir la vie citadine du bon côté, sous tous ses rythmes, du plus intense au plus slow. À la fois fourmilière et petit village.

Anthony, créateur de SAIN Boulangerie, boulangerie du 10e arrondissement de Paris qui utilise uniquement des ingrédients naturels, a accepté de se prêter au jeu de notre interview “Quartier libre”.

"Quartier libre”, c'est une série de portraits pour rendre hommage à des personnalités d'une valeur inestimable pour la vie d'un quartier. Des personnalités qui, par leur liberté et leur talent pour la proximité, ont nourri notre plaisir de retrouver les rues, après des mois privés de vie de quartier.

Comment est né SAIN Boulangerie  ?

Quand j’ai créé ma boulangerie, je ne voulais pas du tout rentrer dans les codes des boulangeries conventionnelles et je voulais m'éloigner de l’idée du pain décrié comme mauvais pour la santé. 

J’ai appelé ma boulangerie SAIN pour dire, “le pain est bon !”, cela dépend simplement de la manière dont il a été préparé et des produits utilisés. La cuisine m’a appris à faire une sélection de produits et à faire attention aux producteurs avec qui je travaille.

SAIN signifie, Saveurs dAantan Ingrédients Naturels. Je voulais réellement un retour au vrai goût, du vrai pain.

De plus, nous sommes à 95% Bio ! 

Ville vivante, ça te fait penser à quoi ? 

Ça me fait penser à la rue Marie et Louise, la rue de SAIN, avec toutes les terrasses. On a l’impression de ressentir la ville qui vit, qui est animée contrairement à ce que l’on a pu vivre ces derniers temps. 

Pour moi, c’est une ville où les gens sont dehors, sont joyeux, c’est une ville qui fait du bruit. On se plaint toujours qu’il y a du bruit, mais en même temps, une ville qui fait du bruit, c’est une ville qui vit. 

Nous, on a eu la chance d’être un commerce qui a pu rester ouvert car on était considéré comme commerce de première nécessité. Les gens étaient contents de venir chez SAIN, ça leur faisait leur sortie, le moment où ils pouvaient être en connexion avec d’autres personnes, c’était, sans être prétentieux, une forme de bulle d’air, qui permettait de respirer et d’avoir un lien. 

Pour moi, la boulangerie c’est le commerce de proximité par excellence, donc c’était important pour nous de rester ouvert, de garder contact avec les gens du quartier. 



Anthony porte notre veste Télégraphe Marine 

Qu’est ce qui t'a le plus manqué pendant ces derniers mois ?

Aller au restaurant, en temps qu’ancien restaurateur, j’aime aller y manger, j’aime l’atmosphère du restaurant, l’atmosphère du bar, des terrasses parisiennes, profiter des premiers rayons de soleil le matin en prenant un café en terrasse. 

Voir Paris vivre m’a manqué, un peu d’effervescence, d’ébullition dans une ville. 

Ton top 3 des priorités pour l'été ?

Prendre des vacances pour me reposer, être au bord de l’eau, aller à la mer et vraiment me reposer. Faire des activités que je n’ai pas le temps de faire le reste de l’année. 


Après ces mois un petit peu down, quel est ton “mood” ? 

De manière générale, je suis quelqu’un d’assez positif, même lorsqu’il m’arrive quelque chose de négatif. 

S’il m’arrive quelque chose qui peut me sembler négatif par rapport à ce à quoi j'aspirais sur le moment, je sais toujours rebondir et me dire que ce n’était pas le bon moment. Je pense que quand on est entrepreneur, il faut être comme ça, car être entrepreneur, c'est gérer des problèmes tous les jours et savoir s’adapter aux ennuis. 

La ville et toi, c'est un flirt, un amour, à la vie à la mort ?

Je suis vraiment quelqu’un de la ville, même si ce n’est pas à la vie, à la mort, c’est de l’amour. 

J’ai grandi à la campagne, j’aime bien y retourner, mais je n’y vais pas beaucoup, car après quelques jours, je m’ennuie. 

À propos de ville vivante, est-ce que le lieu où tu as établi SAIN avait une importance pour toi ? 

C'était vraiment le hasard, au début, ma boulangerie, c’était mon restaurant. 

Quand j’ai commencé à chercher l’emplacement de mon restaurant, je cherchais dans le 9e, dans le 18e, dans le 20e, dans le 11e, et je me suis retrouvé juste à côté du canal Saint Martin.

Le prénom Martin me suit depuis pas mal de temps, si j’ai voulu être boulanger, c’est grâce à mon oncle, le frère de ma mère dont le nom de famille est Martin. 

Le hasard a fait que depuis que je suis arrivé à Paris, j’ai toujours habité dans des quartiers avec le prénom Martin, comme le Faubourg St Martin, mais sans m’en rendre compte. 

J'ai aussi travaillé pour le chef Guy Martin du restaurant étoilé Le Grand Véfour.

Du coup, je me suis dit, mon pain iconique s’appellera le Saint Martin.

Anthony porte notre veste Télégraphe Marine 


Un objet que tu utilises en ville dont tu ne te sépares jamais ? 

Mon vélo, un vélo électrique ! Dès que je me déplace, c’est en vélo et j’adore ça.! 

Chez SAIN Boulangerie, nous faisons toutes les livraisons en vélo cargo. 

Peux-tu nous partager un commerçant que tu aimes ?  

La petite épicerie, Satio. C’est Marie et Louise qui tiennent cette épicerie, elles font vraiment attention aux produits qu'elles utilisent. Ce qui est drôle c’est que leur épicerie est juste à côté de SAIN et donc juste à côté de la rue Marie et Louise. 

Merci Anthony, à bientôt ! 

Retrouvez Anthony et l'équipe SAIN Boulangerie, au 13 Rue Marie et Louise, 75010 Paris

L'Instagram de SAIN Boulangerie : https://www.instagram.com/sain_boulangerie/?hl=fr  
Le site internet de SAIN Boulangerie : https://www.sain-boulangerie.com/



Crédit photo : Adam Morton 
adam@mortonphoto.fr