Chez ADRESSE, un de nos talents, c'est de savoir voir la vie citadine du bon côté, sous tous ses rythmes, du plus intense au plus slow. À la fois fourmilière et petit village.

Corentin Brison, céramiste établi depuis 4 ans dans son atelier Trois Potes du 10e arrondissement de Paris a accepté de se prêter au jeu de notre interview “Quartier libre”.

"Quartier libre”, c'est une série de portraits pour rendre hommage à des personnalités d'une valeur inestimable pour la vie d'un quartier. Des personnalités qui par leur liberté et leur talent pour la proximité ont nourri notre plaisir de retrouver les rues, après des mois privés de vie de quartier.




Corentin, si je te dis “ville vivante”, ça te fait penser à quoi ? 

Ça me fait penser à avant Covid mais aussi à ce qu’on est en train de commencer à refaire, du monde dans les rues, des terrasses, les arbres en fleurs, de plus en plus de pistes cyclables, les parcs pleins. Finalement, ça me fait penser à des gens qui profitent des bons moments. 

La ville et toi, c'est un flirt, un amour, à la vie à la mort ?

Un amour. Si on me demandait de quitter Paris, je ne pourrais pas, j’aime trop ce que la ville peut m’apporter, aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Moi qui suis venu d’Angers pour suivre mes études à Paris il y a une dizaine d’années, je quitterais Paris uniquement pour une autre grande ville. 


À propos de ville vivante, est-ce que le lieu où tu as établi ton atelier de céramique avait une importance pour toi ? 

Je visais plutôt l’est et le nord parisien, je cherchais un lieu où il y avait de la vie, des habitants, des commerces et qui serait bien desservi en métro. 

Un objet que tu utilises en ville dont tu ne te sépares jamais ? 

Mon téléphone et mon vélo ! C’est comme ça d’ailleurs que j’ai connu ADRESSE, en cherchant des vêtements un petit peu plus techniques mais qui soient adaptés à la ville. 

Qu’est ce qui t'a le plus manqué pendant ces derniers mois ?  

Les gens m’ont manqué ! Ça m'a fait vraiment bizarre d’être fermé, j’arrivais le matin j’étais tout seul, je partais le soir j’étais encore seul alors qu’habituellement, il y a toujours du passage, un cours le matin, un le soir, la porte est toujours ouverte, on croise des gens. 

Les expositions aussi m’ont manqué. Avant le confinement, j’essayais de faire une exposition par semaine, pour mon inspiration, ma culture, pour m’enrichir.
Je me suis mis à beaucoup lire pour continuer à m'inspirer malgré la fermeture des musées. 

Ton top 3 des priorités pour l'été ?

J’aimerais reprendre les expositions, mais mon top 1 priorité, c’est tout simplement, sortir de Paris, faire des choses différentes ailleurs et partir en Vacances. 

Après ces mois un petit peu down, quel est ton “mood” ? 

Je suis vraiment content d’avoir repris une vie « normale ». 

Les restaurants commencent à me repasser commande, les cours sont pleins, et j’ai des projets qui arrivent, notamment un livre type DIY, mais je n’en dirai pas plus. 

Corentin porte notre sur-chemise Roquette Camel 

Peux-tu nous partager un commerçant que tu aimes ?


La librairie Longtemps, des vrais libraires de quartier, qui savent te conseiller. Ils ont lu tout ce qu’ils ont dans leur librairie et ils arrivent toujours à m’orienter vers des ouvrages que j’aime. 

Merci Corentin, à bientôt.

Retrouvez Corentin dans son atelier Trois potes, au 21 avenue Claude Vellefaux 75010 Paris
Pour réserver votre cours de céramique sur : https://troispotes.com/ 


Son Instagram : https://www.instagram.com/corentin_brison/
Son site internet : https://www.corentinbrison.com/



Crédit photo : Adam Morton 
adam@mortonphoto.fr