Marque des hommes en mouvement, ADRESSE va à la rencontre de ceux qui transforment la ville au quotidien pour la rendre plus enthousiasmante. Découvrez ces parcours atypiques, qui inspirent et accompagnent notre vision. Ces acteurs dans la mutation des villes et dans la transformation plus que positive du paysage urbain. Pour un monde qui bouge !

Fondateur de Runnin'City, une application de running touristique, l’entrepreneur Olivier Lebleu fait découvrir les grandes villes du monde à travers le running. Il propose des parcours ludiques, en intégrant des espaces de vies à découvrir sur la route. Une manière de révolutionner le tourisme ? Il se livre dans notre rubrique « un trajet avec » sur son rapport à la ville, son évolution, mais aussi aux vêtements !

Olivier, peux-tu nous nous parler Runnin'City. Comment est née cette idée qui nous plaît bien chez ADRESSE ?

Dans une précédente vie, j’ai créé une entreprise Nirva Software, pour laquelle je voyageais énormément, notamment beaucoup en Europe. À lépoque, j’ai séjourné dans au moins 200 hôtels différents puis par la suite j’ai conservé 2 adresses, les seules capables de répondre à ma question : « ou puis-je aller courir dans le coin ? »
Souvent, je sortais de l’hôtel pour une cession running et je me retrouvais dans des lieux sans grand intérêt, parfois peu sécurisés. Alors, que peut-être qu’en prenant une autre route, ça aurait été génial. Ça m’est arrivé plein de fois, notamment à Zurich. Je suis resté 3 semaines d’affilée au même endroit. La première semaine je suis parti courir à droite : c’était inintéressant et ma motivation a alors été nulle. La semaine suivante, j’ai tourné à gauche et j’ai découvert des coins magnifiques. Même chose à Düsseldorf. J’y avais couru il y a quelques années et j’y suis retourné après, une fois que l’appli existait, j’ai couru dans des espaces superbes. L’idée est donc venue de là. Il n’existait rien de similaire à cette nouvelle manière de découvrir une ville.

L’idée de l’appli est simple mais il fallait la faire. On a plus de 1 300 parcours dans le monde, dans 200 villes, 51 pays sur les 5 continents et plus de 9 500 points d’intérêts référencés, décris en 6 langues. On ne peut pas l’utiliser n’importe où, mais il y a de quoi courir : le gros des villes business et touristiques est couvert, sauf en Chine pour des questions d’utilisation de certaines technologies.

Sur quel trajet on se retrouve aujourd’hui ?

Aujourd’hui, on se retrouve à Gare de Lyon, sur un trajet que je fais très souvent entre Lyon (où j’habite), Runnin’City et Paris. Je fais ce trajet quasiment toutes les semaines, voire 2 ou 3 fois dans la semaine car les sièges des grandes entreprises sont là, toutes les marques, la presse aussi. Une fois à Paris, je vais souvent à la Défense, dans le 8e , au Tremplin, au Stade Jean Bouin…
Je suis par ailleurs aussi souvent en déplacements professionnels à l’étranger. J’étais il n’y a pas si longtemps à Genève, Bruxelles ou encore Hong Kong. Ce n’est pas tout le temps le même trajet mais je fréquente beaucoup les grandes villes.

Est-ce un trajet que tu aimes faire entre Lyon Perrache et Gare de Lyon ?

Oui car c’est un trajet vraiment facile. Ce qui est génial sur la partie TGV, c’est qu'il est vraiment très pratique de travailler, de dormir s’il y a besoin, ou encore de décompresser avec un petit film. Quand j’arrive à Paris, j’utilise les transports en commun et sincèrement je trouve la ville très bien desservie. 

As-tu un trajet préféré ?

J’adore celui que je dois effectuer pour aller jusqu’à nos bureaux lyonnais qui sont installés à l’extérieur de la ville, dans les Monts d’Or. C’est très agréable car très riche comme paysage. On longe la Saône pour y parvenir. Le matin, il y a souvent un petit brouillard au-dessus de l’eau. C’est super joli. Souvent, je fais les 12 km à vélo, assez tôt, donc j’ai la chance de ne pas être dans les bouchons. C’est génial à faire. En plus le vélo, ça entretient, ça ne coûte pas cher et c’est bon pour l’environnement.
Au travail, on est 5 sur 12 à venir régulièrement à vélo au bureau, malgré une belle petite côte à grimper !

 

As-tu un trajet détesté ?

Celui que j’aime le moins, c’est celui pour aller au Tremplin (incubateur de startup spécialisé dans le sport), quand je viens à Paris. Pour moi c’est hyper loin de la Gare de Lyon, il faut traverser toute la ville jusqu'au 16e arrondissement. On y est bien une fois sur place, mais il faut y aller !

Combien de temps de trajet as-tu chaque jour ?

Quand je vais au bureau, j’ai entre 20 et 30 minutes de trajet à vélo. C’est tout à fait raisonnable. Après comme je suis en déplacement 2 ou 3 fois par semaine, mon temps de trajet moyen augmente sérieusement pour passer au moins à 1h par jour.

Comment valorises-tu tes trajets ?

Souvent je travaille quand je fais de longs trajets. Avec mes applis sur mon smartphone, je ne prépare plus mes voyages à l'avance, je prépare tout (logement, transports...) avec CitymapperBooking ou Airbnb. Globalement je suis quelqu’un d’hyper organisé. Dans mon sac à dos, tout est bien à sa place. Je sais exactement ce que j’ai. J’ai notamment mon ordinateur, une mallette avec des chargeurs bien classés, car j’ai horreur que tout s’emmêle. On dirait un peu Dexter quand on regarde comment j’ai rangé ça…

Quel rapport entretiens-tu avec la ville ?

J’adore les villes et on les connaît finalement peu. Runnin’City est vraiment une application urbaine qui permet de les connaitre autrement.

 

As-tu une pièce vestimentaire qui fait la différence sur tes trajets ?

Le truc essentiel pour moi qui voyage beaucoup, c’est d’abord le pantalon. Que ce soient des longs courriers ou des plus courts, il me faut quelque chose de confortable. Les trucs serrés, ce n’est pas pour moi. Il faut que je me sente bien dedans. Après les chaussures sont aussi très importantes car je marche beaucoup. J’adore porter des Pony au quotidien. Et après j’ai aussi mes running toujours avec moi. Ma tenue classique, c’est un jean, des baskets et une chemise. Rien d’extravagant, efficace.


Comment ton trajet quotidien s’inscrit-il dans le trajet de ta vie ?

Tous mes trajets vont dans le même sens, ils me permettent tous de développer quelque chose qui me tient à cœur, avec un certain goût pour l’indépendance. Quand tu as goûté à l’entrepreneuriat et que c’est ton truc, c’est assez difficile de faire marche arrière. Mais c’est une nature. Moi, j’étais déjà comme ça quand j’étais salarié. Il suffisait de me donner une direction et je faisais tout pour m’y rendre. Après il y a les succès et les échecs… Mais il faut savoir se donner à fond.

Si tu devais faire l’école buissonnière, où irais-tu ?

Si je dois aller, loin avec un peu de temps devant moi, c’est la montagne… ou Bali peut-être.
Pour la journée, juste à côté du bureau il y a donc les Monts du Lyonnais, c’est vraiment très beau. Les paysages sont magnifiques et on ne peut pas s’en lasser.

Un trajet a-t-il déjà changé ta vie ?

En 1998, j’ai fait une rencontre improbable. J’ai retrouvé deux anciens camarades d’école de commerce… Sur un escalator à la Gare de Lyon. Cela faisait vraiment longtemps que je ne les avais pas vus. Entre le haut et le bas de l’escalator, on a réussi à se dire ce que l’on faisait. J’étais directeur marketing en Angleterre et pas vraiment heureux dans mon job. Ils m’ont dit qu’ils cherchaient quelqu’un sur ce type de poste. J’ai dit oui ! J’ai travaillé pour cette société et ensuite monté une autre grâce à cette rencontre avec quelqu’un qui est devenu mon associé pendant de longues années.